“Être autiste, ça veut dire être moins intelligent ?”

article sur l'autisme
Spoiler : non.

Cette phrase, je l’ai pourtant entendue récemment de la bouche d’une personne que j’accompagne.

Et elle montre à quel point les idées reçues autour du #TSA restent encore très présentes, notamment dans le monde professionnel.

Être #autiste, ce n’est pas “comprendre moins”. C’est souvent comprendre… différemment.

C’est parfois avoir des difficultés à identifier les émotions des autres : ne pas savoir si un visage exprime de la colère, de la tristesse ou de la préoccupation.

C’est hésiter dans certaines interactions : “Est-ce que je dois rire maintenant ?” “Est-ce que cette remarque était sérieuse ?” “Est-ce qu’on attend quelque chose de moi sans me le dire ?”

C’est ne pas toujours saisir les sous-entendus, les codes implicites, les règles sociales invisibles que beaucoup considèrent comme “évidentes”.

C’est aussi parfois avoir du mal avec le small talk, ces échanges informels qui semblent anodins… mais qui occupent une place immense dans les relations professionnelles.

Dans des environnements où beaucoup de choses reposent sur l’implicite et la lecture rapide des émotions, cela peut devenir extrêmement fatigant cognitivement.

Le problème n’est donc pas l’intelligence.

Le problème, c’est souvent un environnement professionnel pensé pour des codes sociaux que tout le monde ne décode pas de la même manière.

Et si l’inclusion consistait aussi à rendre le travail plus explicite, plus lisible et plus compréhensible pour tous ?

Chirine Guelouh

#Autisme #Neurodiversite #ManagementInclusif #InclusionProfessionnelle