La neutralité est-elle un mythe dans l’accompagnement ?

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Accompagner une personne en arrêt maladie, en situation de handicap ne consiste pas seulement à proposer des outils, des méthodes ou des dispositifs. Lorsque nos équipes accompagnent des personnes confrontées à un problème de santé et/ou une rupture de parcours professionnel, une question centrale se pose :

Qui sommes-nous, nous accompagnants, dans la relation ?

L’état de santé, l’état d’esprit, la posture intérieure de la personne accompagnée comptent évidemment. Mais trop souvent, on oublie que l’identité de l’accompagnant et son énergie ont elles aussi des impacts déterminants sur les trajectoires.

La manière d’habiter la relation, de regarder l’autre, de croire – ou non – en la possibilité d’un « plan B », d’un projet nouveau, influence profondément ce qui devient possible.

Une posture ouverte, ajustée, lucide mais confiante peut soutenir la reconstruction.

À l’inverse, une posture figée, défensive ou trop normative peut, sans le vouloir, refermer des chemins. La propre histoire de l’accompagnant, ses valeurs et son regard sur le monde du travail ont aussi un très gros impact sur les orientations qui sont prises.

Accompagner, ce n’est pas être neutre.

C’est engager sa personnalité, ses valeurs, son rapport à la santé, au travail, à la vulnérabilité, au changement. Dans nos actions d’évaluation, de bilan, de réflexion sur les projets de vie et professionnels, nous le constatons chaque jour :

👉 La qualité de la présence est aussi structurante que la qualité des outils.

Prendre soin des personnes que nous accompagnons suppose donc aussi de prendre en compte : sa propre posture, sa capacité réflexive, son propre rapport à la santé, au travail et à l’incertitude. C’est une exigence éthique, mais aussi une condition de l’impact de nos accompagnements.

THransition accompagne partout en France employeurs et salariés quand il faut prendre en compte la santé.


Anne Roi