[Violence institutionnelle ?] Imaginez devoir raconter le traumatisme de votre vie, ou celui de votre enfant, 15 fois par mois. À 15 interlocuteurs différents.
C’est la réalité brutale des personnes en situation de handicap et de leurs aidants.
💥 Aujourd’hui, notre système de prise en charge est encore trop souvent un archipel d’expertises isolées. Résultat ? Les familles se transforment en « gestionnaires de flux » de leur propre tragédie ou de leur quotidien épuisant.
🛑 L’inhumanité du « récit permanent »
Chaque nouveau rendez-vous (MDPH, école, spécialistes, institutions, paramédicaux) force la personne à :
👉 Se justifier à nouveau.
👉 Souligner ses manques plutôt que ses forces.
👉 Revivre le diagnostic, encore et encore.
Cette fragmentation n’est pas seulement improductive pour le parcours de soin ; elle est déshumanisante. Elle use les nerfs, brise la résilience et fait perdre un temps précieux que personne ne rattrapera.
🤝 L’interdisciplinarité : plus qu’un concept, une urgence éthique
Travailler en interdisciplinarité, ce n’est pas juste « se parler entre professionnels ». C’est construire un écosystème autour de la personne, et non l’inverse.
✔️ Le véritable parcours de qualité repose sur :
👉La circulation de l’information : pour que l’usager n’ait pas à être le seul porteur de « son dossier ».
👉Le décloisonnement : quand le médical, le social et l’éducatif parlent enfin la même langue.
👉L’écoute active : placer l’expertise de la famille au centre du dispositif.
L’efficacité technique ne vaut rien si elle se fait au prix de l’épuisement mental de ceux que nous sommes censés accompagner. Il est temps de passer d’une logique de dossiers à une logique de destinées.
THransition sensibilise, forme les professionnels de la santé, de l’insertion, des RH et du médico-social quand il faut prendre en compte le handicap. THransition accompagne l’ensemble des acteurs pour un meilleur accès au droit et une bonne connaissance des possibilités offertes par les dispositifs et les institutions.