FAQ "Auxiliariat"

Qu’est-ce que l’auxiliariat professionnel ?

C’est une aide humaine, sur le travail, pour les gestes ou les tâches qu’un salarié en situation de handicap ne peut pas réaliser lui-même.

L’objectif est le maintien en emploi, pas la formation à un autre métier.

La personne reste titulaire de son poste et de ses compétences. L’auxiliaire intervient sur la partie inaccessible, afin que le reste du travail continue.

Ce n’est ni un soin, ni une mise à disposition de personnel pour combler un manque d’effectif.

Quelle différence avec le tutorat ?

Le tutorat transmet une méthode pour que la personne devienne autonome sur la tâche. On le choisit quand le geste peut être appris ou adapté, en général en six à dix séances sur un à trois mois.

L’auxiliariat reste présent sur les tâches qui, elles, ne deviendront pas autonomes. Il compense. Il n’enseigne pas un geste impossible.

Si une partie du poste peut s’apprendre et une autre non, les deux prestations se succèdent. Les commander sous le même nom fait échouer les deux.

Est-ce la même chose que l’emploi accompagné ou qu’une aide humaine PCH ?

Non. L’emploi accompagné est un dispositif public, prescrit, qui suit la personne et l’employeur dans la durée, sans être une aide au geste. La prestation de compensation du handicap est un droit ouvert par la MDPH, pour la vie quotidienne et, dans certains cas, le travail. Elle ne se décide pas dans un devis d’employeur.

L’auxiliariat THransition est une prestation de maintien, commandée pour des tâches identifiées du poste.

Il ne se substitue pas à une demande MDPH lorsqu’un droit existe.

Il ne se confond pas non plus avec un coach, qui travaille la posture et non le geste.

L’auxiliaire fait-il le travail à la place du salarié ?

Il fait les gestes ou les tâches qui ont été ciblés, pas le poste entier.

Le salarié garde la responsabilité de son emploi, de ce qu’il réalise, et la relation avec son manager. Élargir l’aide à « tout ce qui est difficile » transforme un maintien en retrait d’activité.

Le périmètre s’écrit au départ : quelles tâches, dans quel contexte, avec quelle présence ?

Il se revoit si le poste change. Il ne s’élargit pas parce qu’un collègue trouve cela pratique.

Où ont lieu les séances, et avec qui ?

Sur le poste de travail, en priorité.

Le distanciel ne vient qu’en alternance, pour préparer une séquence ou revoir une méthode qui ne demande pas d’être devant la machine, le logiciel ou le public. Le périmètre est la France entière.

L’intervenant est un psychologue du travail, un coach spécialisé handicap ou un tuteur expérimenté.

Le format est individuel, ou en binôme avec le tuteur interne. Une séance hors du poste, seule, n’est plus du tutorat : c’est au mieux une préparation, au pire un conseil déconnecté du geste.

Quand le proposer, et quand s’abstenir ?

On le propose quand un bilan, le médecin du travail ou l’observation du poste ont déjà montré qu’une tâche précise bloque le maintien, et que ni un outil, ni une réorganisation, ni un apprentissage ne lèvent cet obstacle.

On s’abstient tant que cette tâche n’est pas nommée. On s’abstient aussi si la bonne réponse est ailleurs : aménagement d’horaires, tutorat, remédiation cognitive, autre poste dans l’entreprise. L’auxiliariat n’est pas un essai en attendant de savoir. C’est la compensation d’un geste déjà identifié.

Cela dispense-t-il d’aménager le poste ?

Non. L’aide humaine vient après, ou à côté, de l’aménagement raisonnable : organisation, outils, rythme, objectifs.

Financer un auxiliaire pour éviter de modifier une tâche qui pourrait l’être n’est pas un maintien. C’est un contournement. Inversement, un logiciel ou un horaire adapté ne soulève pas une charge, ne lit pas un document inaccessible ou ne réalise pas un geste physique impossible. Le devis a intérêt à dire ce qui est déjà aménagé, et ce qui reste une tâche humaine.

Que voit l’employeur, et quel est le rôle du manager ?

Il voit le périmètre des tâches couvertes et le cadre de la présence, pas le dossier médical.

Le salarié donne son accord. Sans accord, il n’y a pas d’auxiliariat.

Le manager reste le responsable du travail : il ne délègue pas l’encadrement à l’auxiliaire, et il ne lui demande pas de rendre compte de la santé de la personne.

L’équipe a besoin de comprendre qu’il s’agit d’une compensation, pas d’une aide dont chacun pourrait disposer, ni d’un contrôle déguisé.

Une sensibilisation du collectif est parfois utile. Elle ne remplace pas l’explication simple du manager sur l’organisation.

Combien de temps, et qui intervient ?

THransition ne fige ni un nombre de séances, ni une durée type : cela dépend des tâches et du rythme du poste. C’est fixé au devis, et revu si le besoin change.

Une aide trop courte laisse le maintien en plan.

Une aide sans fin, sur une tâche qui aurait pu être apprise, aurait dû être un tutorat.

L’intervenant agit sur le lieu de travail, là où le geste se fait.

Le détail du profil et le rythme de présence se précisent à la commande, pas dans une grille unique.

Que ne fait pas l’auxiliariat ?
  • Il ne déclare pas l’aptitude. Il ne décide pas qu’un poste est tenable.
  • Il ne forme pas à un métier.
  • Il ne rédige pas un dossier MDPH, même si cette démarche peut avancer en parallèle, en une à quatre séances. Il ne remplace pas un collègue absent.
  • Il ne constitue pas une période d’essai déguisée. Et il s’arrête sur les tâches qui ne sont plus nécessaires, ou qui sont devenues réalisables autrement.

Le maintien réussi n’est pas celui qui ajoute de l’aide sans fin. C’est celui qui n’en garde que ce que le poste exige encore.

Par quoi commencer ?

Par la liste des tâches impossibles, pas par une demande d’« aide humaine » en général. Trois informations suffisent : le poste, les gestes déjà identifiés comme inaccessibles, et ce qui a déjà été tenté (outil, organisation, tutorat).

THransition dit alors si l’auxiliariat est la bonne entrée, ou s’il faut d’abord un bilan. Écrire à contact@thransition.com.

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